L’EGLISE


L’église de Saint Pierre-es-liens a une abside à l’allure d’une grosse tour ronde. L’appareil est fit de pierres taillées  au marteau et non équarries à la laie. Cependant, la régularité des bancs d’extraction et la composition par le bâtisseur de lits de même épaisseur, bien visibles là où les moellons sont  de plus grande dimension, à la base et au-dessus des fenêtres, donnent une impression de régularité.


 Il n’y a pas de fenêtre axiale, mais deux fenêtres latérales à linteau cintré, qui paraissent du 19ème siècle. A l’intérieur, la voûte est en cul-de-four. Elle est ornée d’une peinture figurant des remparts qui seraient ceux de Jérusalem (19ème siècle). L’arc triomphal est en plein cintre tassé (plutôt qu’en anse de panier).


La nef de 9.60 m de long comprend deux travées, la première de 6.90 m de large et l’autre de 6.70 m. Leur particularité est d’être couvertes de coupoles assez grossières sur plan elliptique, reposant sur des trompes. De part et d’autre de la première travée ont été édifiées deux chapelles formant transept. Celle de gauche est planchéiée, celle de droite voûtée.


En avant de la nef se trouve un vestibule surmonté d’un clocher carré et de part et d’autre deux réduits dont l’un permet d’accéder au clocher.  On remarque dans le réduit de droite les vertiges d’un contrefort qui indique bien que le clocher et le vestibule ne sont que des rajouts tardifs.  Enfin sur le côté sud de l’abside, a été construite une petite sacristie dont la réfection fut adjugée à Guillaume Issaly, maçon.


L’église renferme quelques meubles antérieurs au 19ème siècle, avec des éléments du 18ème siècle, un bénitier en pierre de 1725 orné de 3 personnages, 3 croix de procession en bois dont une, au Christ vigoureux, paraît du 17ème siècle.


Selon le procès verbal de la visite épiscopale de 1844, l’église aurait été « récemment presque été refaite à neuf ». Le « presque » suggère que l’on a conservé une partie de l’édifice primitif. Sont surement du début du 19ème siècle le clocher, le vestibule et la façade de style néo-classique à fronton triangulaire avec niche (vide) et peut-être les parements du chevet et de la nef.


On aurait envie, en revanche, de voir de quoi sont faites les deux coupoles sur trompes, fortement enduites et peintes, et de savoir si ces modestes réalisations sont inspirées anciennement ou au contraire, tardivement des coupoles sur pendentifs de Cahors et de Souillac.

D’après les notes de Pierre Dalon et Hélène Duthu-Latour, directrice des Archives Départementales du Lot.


Au milieu des années 80, le parvis de l’église a été créé, grâce à une acquisition foncière et d’importants travaux de terrassement. Il y reçoit depuis lors le monument aux morts, et depuis quelques années la plaque commémorative de la fin de la guerre d’Algérie.


Une importante réfection des façades et de la toiture a été entreprise en 2002, suivie d’une restauration intérieure ainsi que de l’électricité et l’éclairage. Le maître verrier Alain Creunier a crée un vitrail original représentant des feuilles de chêne sur fond bleu. Ce vitrail circulaire de 1.10m de diamètre égaye la façade principale sur laquelle les travaux de restauration ont décelé une ouverture occultée de longue date.