En 1958  Les propriétaires actuels l’acquièrent et en entreprennent la restauration. Le château est enterré jusqu’au niveau du 1er étage par des décombres faits de terre et de pierres. Les travaux de déblaiements pour le sortir de sa gangue ont duré 19 ans.

Tiré d’une plaquette présentant Roussillon.


En 1966   Le premier prix du quatrième concours « chef d’œuvre en péril » est décerné à ses propriétaires dont l’opiniâtreté dans la restauration du château de Roussillon n’a guère faibli depuis 1958.


L’association « les amis de Roussillon » est créée en 1968. Sa forme et ses statuts ont évolués, mais son esprit perdure.


Les plus anciens se souviennent des camps internationaux de jeunes bénévoles qui ont consacré leurs mois d’été au déblaiement et à la restauration de 1966 à 1973. Les échanges culturels et culinaires prolongeaient les longues journées estivales.


Cette formidable chaîne de solidarité s’est prolongée avec l’implication de la plupart des familles du village dont un membre a plus ou moins participé aux travaux de restauration.


On imagine mal aujourd’hui  que :


 Qui ne connaît pas notre village depuis très longtemps  n’imagine pas l’effet galvaniseur de cet édifice dont l’histoire en pointillé contribue à l’auréoler de mystère.


STRUCTURE : On apprécie maintenant la merveille d’architecture militaire qu’il constitue. Presque caché à la vue de ceux qui viennent du Nord, le château domine toute la région. La vue s’étend à des kilomètres à la ronde. On y accédait par deux pont-levis enjambant une douve protégée par une barbacane.  Un donjon en pentagone, est au centre de la deuxième ligne de défense. Tout était conçu pour faire face à l’ennemi et soutenir un siège, entre autres, les immenses glacières situées à la base des tours où l’on entreposait la nourriture.

  

LE CHÂTEAU DU ROUSSILLON

Edifie sur le site d’un très ancien bastion, place forte du Duc de Waïffre, duc d’aquitaine qui s’opposa à Pépin le Bref en 763.


13ème siècle  Ce château  médiéval a appartenu aux De Roussillon, famille dont il tire vraisemblablement son nom.


14ème siècle  Raymond d’Antéjac, seigneur  de Roussillon, reconnaît au roi d’Angleterre des droits à la couronne de France. Il livre son château aux anglais en 1355. Cahors, naturellement abritée dans la boucle du Lot qu’enjambe uniquement le pont Valentré magnifiquement fortifié craint pour sa sécurité côté Nord. En 1359, les Consuls de Cahors rachètent les châteaux de Roussillon, Valroufié et Cours et chargent Gaucelin de Vayrols d’assurer la défense de Roussillon.  Le danger écarté, celui-ci refuse de quitter la place forte et même de dédommager la ville de Cahors.


15ème siècle  Roussillon, avec tous les biens des  Vayrols (dont la noble et ancienne famille semble s’éteindre avec Gaucelin) passe aux Oriolle par le mariage de Marguerite de Vayrols avec Arnaud d’Oriolle vers 1430. Il échoit ensuite aux Gontaud-Cabrerets par le mariage d’Anne Oriolle avec Raymond de Gontaud.


16ème siècle  Il devient une place forte du protestantisme, et c’est Jean II de Gontaud d’Oriolle, seigneur de Roussillon qui sert de guide à Henri IV lorsque celui-ci s’empara de Cahors en 1580.


17ème siècle  Jean III de Gontaud d’Oriolle reçoit en 1632 le roi Louis XIII qui, lors d’un voyage à Toulouse, fait étape à Roussillon pour y déjeuner.


18ème siècle  En 1728, Antoine-François de Gontaud Cabrerets afferme la seigneurie. Le château tombe en ruines, mais ses terres représentent une source de richesse, avec du vin d’excellente qualité, des truffes…..

  


 19ème siècle  Délaissé par les seigneurs, Roussillon ne représente plus qu’un symbole de puissance, et lors de la Révolution, il n’est pas victime de la vindicte populaire. Sa ruine est pourtant définitive lorsque le Maréchal de Gontaud Biron le cède à son intendant qui le démantèle systématiquement pour vendre les pierres qui serviront à construire les maisons des villages environnants. Roussillon appartiendra ensuite à un notaire, puis à une famille d’agriculteurs qui l’achètent en 1874 avec un lot de vignes qui l’entourent.